née à Lyon en 1988
                travaille à Paris

                2013: DNSEP (félicitations) Villa Arson, Nice
                2011: DNAP (mention) ESA des Rocailles, Biarritz
                2008: BTS Audiovisuel- Montage, Toulouse


2020
-Bel Ami, juillet-aout, LA
-Extramentale, juin, Arles
-résidence à Maison Auriolles, lieu de recherche et de création, Auriolles,
-Un discret bijou, représentation théâtrale au théâtre à La Nef, 8 janvier - 20 janvier, Pantin

2019
-Le Paradigme de l'Oasis, sur une proposition de Licia Demuro, 28-30 juin, Villa Belleville - résidence de Paris Belleville, Paris
-Un discret bijou, Premier volet de la saison 2018-2019 Orange Rouge, le 15 juin 2019 à Bétonsalon-centre d'art et de recherche, Paris
-résidence Villa Bellevile, de mars à septembre, Paris

2018
- Hamarkada, Exposition des 10 ans de l'Ecole d'Art des Rocailles, parcours artistique le 29 septembre, Villa Robinson, 3 rue Beauséjour, Biarritz

2017
- Systems of a Down, avec : Frieder Haller, Raphaëlle Serre, Damon Sfetsios, Honza Zamojski, 12 novembre 2017 - 13 janvier 2018, DREI, Arndtstraße 4, Cologne
- Sueurs chaudes avec : Julie Bena, Liz Craft, Gina Folly, Lucile Littot, Sabrina Röthlisberger et Gaia Vincensini, sur une proposition de Julia Marchand, 26 aout - 16 septembre, 17-19 rue du Chevalier Roze, 13002 Marseille

2016
- Kunst ist ein Transportproblem, Neue Galerie, 9 septembre - 9 octobre 2016, Landshut, Allemagne
- Some of My Best Friends Are Germs, sur une proposition d'Ana Iwatiki et Marion Vasseur-Raluy, 14 mai - 4 juin 2016, DOC, 26 rue du Docteur Potain, 75019, Paris

2015
- Biennale de Mulhouse, Mulhouse 015, 13 - 16 juin 2015
- Les Garnis, 23 avril-10 mai 2015, Lyon

2014
- François Villon, Coeur à Vif, comissariat Georgia René-Worms, 2 - 15 octobre, cité scolaire François Villon, Paris
- Résidence Real World Treignac, invité par Shanaynay à Treignac Projet, juillet 2014, Treignac, France
- Bricologie, 22 janvier - 9 février 2014, Ort-Raumlabor, Braunschweig, Allemagne

2013
- Sculpture Synchronisée, 1er décembre, Piscine Jean Médecin, événement lié à l’exposition Des corps compétents (la modification), commissariat Arnaud Labelle-Rojoux, Centre d’Art de la Villa Arson, Nice
- Draw By Law2, Cabinet vivant de dessin, 14 septembre - 20 octobre, Espace GRED, Nice
- En promotion, 30 juin - 6 octobre, commissariat Stéphane Corréard - CNAC Villa Arson, Nice
- Avants-goûts, 4 - 11 mai 2013, commissariat Gilbert Caty - Fondation René d’Azur - pour Les Visiteurs du Soir, Nice
- Méfiez-vous des Ides de Mars, sur une proposition de Thomas Golsenne, mois de Mars, Musée Archéologique de Cimiez, Nice

2011
- La Force, le Soleil, le Monde, le Chariot, exposition des diplômés, 4 - 7 mai 2011, FRAC Aquitaine. Bordeaux
et 18 - 28 juin 2011, Crypte Ste Eugénie, Biarritz

2010
- Opening «identités», 28 - 30 janvier, en partenariat avec la galerie Grande Plage, en paral lèle au FIPA, ESA des Roacailles, Biarritz
- Festival Traverse Vidéo, festival de vidéo expérimentale, 16 mars - 2 avril, Chapelle des Carmélites,Toulouse
- We are Outlaws, 20 mars, Le Centquatre/ 104, Invitation de Lech Kowalski, Paris


Assistante: aux Ateliers Van Lieshout, AVL Mundo, octobre 2013 - février 2014, Rotterdam
Diffusion: vidéos Expérience 1 et Expérience 2 sélectionnées pour Arte creative, 2012




TEXTES:

Remarques préliminaires à l'ouverture de l'exposition Kunst ist ein Transportproblem dans la ville de Landshut par Stephanie Rilling:

                 "Dans les décombres du Palais des glaces de Munich après l'incendie de 1931 se trouvait une main de bronze faite par Rodin qui appartient aujourd'hui au sculpteur Fritz Koenig. L'artiste écrit à ce sujet : « Façonnée par les braises déjà en tant que bronze, elle le fut une deuxième fois dans le feu. Un embrasement l'eut pris en sa possession... Des parties d'elle sont détruites, des fleuves de verre de fenêtres fondues la recouvrirent et en se cristallisant la marquèrent comme d'un fer rouge. » (1) Une chose similaire se produisit avec la vaisselle en céramique allemandes que Markus Rusch, professeur de la Landshuter Keramikfachschule, mit à disposition de son amie artiste Raphaëlle Serre afin de réaliser les objets ici exposés qui portent le titre de « Nature bien morte ». - Or, tous les objets ne fondirent pas : la poterie bavaroise dite « Kröninger Töpfer » s'exempta du processus d'altération, autrement dit du « devenir raide-mort ». Sur un panneau de mortier réfractaire fabriqué selon une recette propre, et cuisable à haute température, l'artiste dispose plusieurs objets et les expose dans un four aux processus thermodynamiques. En conséquence d'un procédé incontrôlable, entièrement soumis au hasard, les céramiques changent leur état, leur matière, leurs couleurs, leurs motifs et se fondent les uns avec les autres. Rendre visible et conscient le processus d'altération, auquel toute vie est soumise -et dans ce cas aussi la vie de la céramique-, contraste d'une manière merveilleuse avec la qualité esthétique, la rigueur formelle et la réduction des œuvres ainsi créées."

//                 Im Schutt des Münchner Glaspalastbrandes von 1931 fand man eine Bronze- Hand von Rodin, die heute im Besitz des Bildhauers Fritz Koenigs ist. Der Künstler schreibt dazu: „Glutgeformt schon als Bronze war sie zum zweiten Mal im Feuer. Eine Feuersbrunst hatte sie in der Gewalt gehabt…Teile an ihr sind zerstört, Glasflüsse geschmolzener Fenster haben sie überlaufen, sich kristallisierend aufgebrannt.“1 Ähnliches ist auch mit den deutschen Keramikgeschirrteilen passiert, die Markus Rusch, Lehrer an der Landshuter Keramikfachschule seiner Künstlerfreundin Raphaelle Serre zur Verfügung gestellt hat, um die hier ausgestellten Objekte mit dem Titel „La nature bien morte“, also frei übersetzt „mausetote Stillleben“ realisieren zu können. – Nun, nicht alle Teile sind geschmolzen: die bayerisch dickschädelige Kröninger Töpferware entzog sich verblüffenderweise dem Prozeß der Veränderung, sprich des Mausetotwerdens. Auf eine nach eigenem Rezept gefertigte, bei hohen Temperaturen brennbare Schamottplatte stellt die Künstlerin jeweils mehrere Objekte und setzt sie im Brennofen thermodynamischen Prozessen aus. In einem nicht zu steuernden, völlig dem Zufall überlassenen Vorgang wechseln die Keramiken ihren Aggregatszustand, ihre Farben, ihre Muster und verschmelzen ineinander. Die Sichtbar- und Bewußtmachung des Prozesses der Veränderung, der jegliches Leben – in diesem Fall auch das Keramische- unterworfen ist, kontrastiert mit der ästhetischen Qualität, formalen Strenge und Reduktion der so entstandenen Kunstwerke auf wunderbare Weise.
    (1) Fritz Koenig, Dialog mit einer Hand, in: Raddatz, Fritz (Hg.) ZEIT- Museum der 100 Bilder, Frankfurt a.M. 1998, 302- 305 und in: ZEIT- Magazin 7, 1989, 6-7.




                 Raphaëlle Serre écrit dans ses notes : « Je vois le monde, l'artiste et l’œuvre comme la cafetière, le filtre et la tasse à café », mais ses œuvres plutôt que des tasses, sont des taches de café, mais pas accidentelles, ordonnancées au contraire pour « jouer le contraste/ amener le regard/ rendre curieux », « mettre en lumière la part d'ombre », comme elle l'écrit encore. Pour Raphaëlle Serre, l'art n'est « QUE ça », une « RÉVÉLATION ». Emblématique de sa démarche, l'ensemble Kafka sculpteur (2012) se présente comme un ensemble de mobilier modifié. Toute la panoplie du parfait espace de bureau est convoquée : chaises à roulettes, sellette à tablettes, table de réunion, Raphaëlle Serre fait subir à chaque élément une transformation infime ou radicale visant à révéler sa charge d'aliénation et d'absurdité. Le plateau de la table de réunion est creusé en son centre d'un cercle enfermant un tabouret aux roulettes démultipliées, la table de travail devient table de torture, avec mécanisme de pressage par manivelle incorporé, aux roulettes de la chaise de dactylo sont substitués leurs moulages en bronze ou plomb. Raphaëlle Serre reprend bien à son compte le grand projet de Kafka : « Il nous incombe encore de faire le négatif ; le positif nous est déjà donné » Stéphane Corréard.

//                 In her notes Raphaëlle Serre writes: "I see the world, the artist and his work as if they were the coffee pot, filter and coffee cup", but her works look more like coffee stains than coffee cups; they are not accidental though, on the contrary they are organized in such a way as to "create a contrast/direct the gaze/raise curiosity", "shed light on the dark side", she also writes. For Raphaëlle Serre, arts is "ONLY that", a "REVEL A TION". Typical of her approach, the series Kafka sculptor (2012) look like modified pieces of furniture. Everything is there to create the perfect office space: desk chairs, stools with pullout tables, conference table; Raphaëlle Serre inflicts a slight or radical transformation on each element, which aims at revealing its alienating and absurd aspects. In the middle of the conference table is a circle entrapping a stool with multiple wheels, the wheels of the desk chair have been replaced by bronze or lead castings of themselves, a worktable has become a torture table including a pressure mechanism with an incorporated handle. Raphaëlle Serre appropriates Kafka’s great project: "our job is to create the negative side; the positive side is already given". Stéphane Corréard




texte de Stéphane Corréard-graphisme de S-Y-N-D-I-C-A-T Page 36/ texte de Stéphane Corréard - graphisme de S-Y-N-D-I-C-A-T pour le catalogue des expositions des diplomés 2013 de la Villa Arson/

texte de Stéphane Corréard-graphisme de S-Y-N-D-I-C-A-T Page 37/ texte de Stéphane Corréard - graphisme de S-Y-N-D-I-C-A-T/                  




texte de Christian Caujolle pour catalogue Traverse Vidéo 2011 Page 131/ texte de Christian Caujolle pour catalogue Traverse Vidéo-2011



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